
Franchement, je vais vous épargner le couplet habituel sur « les petites agences sont plus proches de vous » ou « les grandes enseignes ont plus de moyens ». Sur le terrain lyonnais, la réalité est plus nuancée. J’accompagne des vendeurs depuis presque dix ans, et le nombre de fois où j’ai vu des propriétaires regretter leur choix d’agence uniquement parce qu’ils avaient misé sur le mauvais critère me frappe encore. Le vrai sujet n’est pas la taille de l’enseigne. C’est l’agent qui va gérer votre dossier, son activité réelle dans votre quartier, et sa capacité à vous défendre lors des négociations.
Local ou national : les 3 vérités à retenir
- La structure (locale ou nationale) compte moins que l’agent qui gère votre dossier
- Vérifiez le volume de transactions récentes dans VOTRE quartier, pas à Lyon en général
- Comparez les délais de vente et prix obtenus, pas seulement les honoraires
Agence locale ou réseau national : la vraie question à se poser
Non. La connaissance du marché local dépend davantage de l’agent individuel et de son ancienneté dans le secteur que de l’appartenance à un réseau.
Je ne compte plus les vendeurs qui m’appellent avec cette question : « Century 21 ou l’agence du coin de ma rue ? ». Le problème, c’est que cette opposition est mal posée. Un agent Century 21 peut très bien être installé dans le 6e arrondissement depuis quinze ans et connaître chaque copropriété de la Presqu’île. À l’inverse, une agence indépendante peut avoir un turn-over d’agents qui ne laisse jamais le temps de maîtriser un secteur.
Ce qui me frappe dans les retours des vendeurs satisfaits, c’est qu’ils parlent toujours de « leur agent », jamais de « leur réseau ». Selon les statistiques FNAIM sur les honoraires, un adhérent réalise en moyenne 32 transactions par an. Ça veut dire quoi concrètement ? Qu’un bon agent, qu’il soit franchisé ou indépendant, a suffisamment de volume pour connaître les prix du marché et négocier efficacement.
Le modèle économique des franchises implique des redevances à la marque, c’est vrai. Mais croire que ça se répercute systématiquement sur vos honoraires serait une erreur. Les honoraires moyens des adhérents FNAIM tournent autour de 4,80 % TTC, quelle que soit la structure. Et soyons clairs : ces honoraires restent négociables dans tous les cas.
Les 4 critères qui font vraiment la différence à Lyon
Arrêtons de tourner autour du pot. Voici la grille de lecture que j’utilise quand je conseille un vendeur sur le choix de son agence. Ces quatre critères sont les seuls qui comptent vraiment, le reste c’est du bruit marketing.
Volume de transactions dans votre quartier
L’erreur la plus fréquente que je rencontre : choisir une agence sur sa réputation « à Lyon » sans vérifier son activité dans votre arrondissement précis. Selon les données notariales Lyon 2025, 17 060 appartements anciens ont été vendus entre juillet 2024 et juin 2025 dans le Rhône. Ça représente un volume conséquent, mais il est réparti de façon très inégale entre les agences.

Une agence qui réalise deux ventes par an dans le 7e arrondissement ne peut pas prétendre « maîtriser le secteur ». Point. Demandez systématiquement : « Combien de biens avez-vous vendus dans mon quartier ces douze derniers mois ? » Si la réponse est floue ou inférieure à cinq, passez votre chemin.
Délai moyen de vente et prix obtenus
Sur le papier, le délai moyen de vente dans le Rhône est de 121 jours d’après l’analyse Efficity de juin 2025. Mais soyons réalistes : ce chiffre cache d’énormes disparités. Un T2 bien placé à la Confluence peut partir en trois semaines, un T5 dans le 5e peut mettre six mois.
Ce qui m’intéresse davantage, c’est le ratio entre le prix affiché et le prix final. Toujours selon Efficity, seulement 33,3 % des ventes se font au prix affiché dans le Rhône, avec une marge de négociation moyenne de 7,6 %. Si une agence vous promet de vendre « au prix » systématiquement, méfiez-vous. Soit elle surestime son pouvoir, soit elle sous-estime le prix initial pour se faciliter la vente.
| Critère | Agence locale | Réseau national | Ce qui compte vraiment |
|---|---|---|---|
| Connaissance quartier | Variable selon ancienneté | Variable selon agent | Transactions récentes dans votre secteur |
| Réactivité | Souvent meilleure | Process parfois lourds | Disponibilité de l’agent référent |
| Moyens marketing | Limités mais ciblés | Plus importants | Qualité des annonces et photos |
| Honoraires | ~4,5 à 5,5 % | ~4,5 à 6 % | Négociation selon mandat |
| Fichier acquéreurs | Local et qualifié | National mais dilué | Acheteurs actifs sur votre segment |
Réactivité et disponibilité de l’agent référent
J’ai accompagné Mme Dufour l’année dernière, une cadre de 58 ans qui vendait son T4 dans le 6e. Son cas m’a marqué parce qu’elle hésitait entre une agence de quartier et un réseau national qui proposait des honoraires plus bas. Le hic : l’agent du réseau était basé dans un autre arrondissement et ne pouvait se libérer que deux après-midis par semaine pour les visites.
Résultat ? Elle a choisi l’agence locale. Vente en six semaines au prix estimé, parce que l’agent connaissait personnellement trois acheteurs potentiels du quartier. Mon avis (qui n’engage que moi) : la disponibilité immédiate de l’agent vaut plus que 0,5 % d’économie sur les honoraires.
Quel type d’agence pour votre situation ?
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Bien standard (T2-T4) dans quartier dynamique :
Les deux types conviennent, privilégiez le volume de transactions locales de l’agent.
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Bien atypique (loft, maison de ville, surface supérieure à 150 m²) :
Agence locale spécialisée avec réseau d’acheteurs ciblés sur ce segment.
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Vente urgente (moins de 3 mois) :
Réseau national avec fichier clients important ET agent local réactif disponible.
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Pas de contrainte de délai, optimisation prix prioritaire :
Agence locale avec forte expertise quartier et stratégie de valorisation détaillée.
Information importante
Ce contenu est fourni à titre informatif pour vous aider à choisir une agence immobilière. Les performances des agences varient selon les biens, les quartiers et les conditions de marché. Consultez plusieurs professionnels avant de signer un mandat.
RealAdvisor : comparer les agences lyonnaises sur des données vérifiables
Le problème que me remontent tous les vendeurs, c’est l’impossibilité de comparer objectivement les agences. Les avis Google ? Facilement manipulables. Les promesses commerciales ? Invérifiables. C’est là que RealAdvisor apporte une réponse concrète en centralisant des données de performance vérifiables.

Ce que permet RealAdvisor sur Lyon : Comparer 47 agences et 137 agents immobiliers sur la base de leurs transactions réalisées sur les 24 derniers mois, avec des avis clients vérifiés et des notes détaillées.
La plateforme RealAdvisor agrège les transactions réellement effectuées, pas les estimations ou les mandats signés. Vous pouvez filtrer par arrondissement lyonnais pour voir le nombre précis de ventes effectuées par chaque agence dans votre secteur. C’est exactement le critère numéro un que j’évoquais plus haut.
Concrètement, vous accédez aux retours d’acheteurs et de vendeurs ayant travaillé avec chaque agence. Ces avis sont vérifiés, contrairement aux témoignages affichés sur les sites des agences elles-mêmes. RealAdvisor permet aussi de voir si une agence est plutôt active sur les appartements ou les maisons, sur les petites ou grandes surfaces. Ce niveau de détail change la donne pour faire un choix éclairé.
Le piège du mandat et comment l’éviter
Dans mon activité d’accompagnement de vendeurs sur Lyon, j’observe régulièrement que le choix d’une agence sur le seul critère des honoraires bas mène à des déceptions. Sur les dossiers suivis, les biens confiés à des agences peu actives localement restaient en moyenne plus longtemps sur le marché. Ce constat est limité à mon périmètre lyonnais et peut varier selon le type de bien et la conjoncture.
Mais le vrai piège, celui que je vois encore trop souvent, c’est le mandat de vente exclusif mal négocié. Selon la loi Hoguet modifiée en 2025, tout mandat doit être écrit et préciser clairement les conditions de résiliation. En pratique, beaucoup de vendeurs signent sans lire les petites lignes.
Attention au mandat exclusif mal négocié : Un mandat exclusif vous engage généralement pour 3 mois minimum. Si l’agence ne performe pas, vous êtes bloqué. Négociez toujours une clause de sortie après 6 à 8 semaines sans visite qualifiée.
La timeline typique que j’observe sur le terrain pour bien choisir son agence ressemble à ça : demande d’estimations auprès de 3 agences à J+0, réception des propositions et mandats vers J+7, vérification des avis et transactions récentes J+14, entretien approfondi avec les 2 finalistes J+21, puis signature du mandat vers J+30. Prenez ce temps, il vous évitera des mois de galère ensuite.
8 questions à poser avant de signer le mandat
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Combien de biens similaires avez-vous vendus dans ce quartier ces 12 derniers mois ? -
Quel est votre délai moyen de vente pour ce type de bien ? -
Qui sera mon interlocuteur direct et quelle est sa disponibilité ? -
Comment diffusez-vous les annonces et sur quels supports ? -
Les honoraires sont-ils négociables selon le type de mandat ?
Vos questions sur le choix d’une agence à Lyon
Les grandes enseignes vendent-elles vraiment plus vite ?
Pas systématiquement. Le délai de vente dépend principalement de l’adéquation prix/marché et de la qualité de la diffusion. Un agent local très actif sur votre quartier peut avoir un fichier d’acheteurs plus pertinent qu’un réseau national dilué. Dans le Rhône, le délai moyen est de 121 jours tous types d’agences confondus.
Les honoraires sont-ils plus élevés chez les réseaux nationaux ?
Les honoraires varient significativement d’une agence à l’autre, indépendamment de leur appartenance à un réseau. La moyenne nationale FNAIM est de 4,80 % TTC. Les agences locales et les franchises pratiquent des fourchettes similaires, généralement entre 4 % et 6 %. La vraie variable, c’est votre capacité à négocier.
Comment vérifier le nombre de ventes réelles d’une agence ?
Les plateformes comme RealAdvisor centralisent les données de transactions sur les 24 derniers mois avec des avis vérifiés. Vous pouvez aussi demander directement à l’agence des références de ventes récentes dans votre quartier, et vérifier sur les bases notariales les prix effectivement pratiqués.
Peut-on travailler avec plusieurs agences en même temps ?
Oui, avec un mandat simple (non exclusif). Attention cependant : les agences investissent moins sur un bien en mandat simple car elles risquent de travailler pour rien. Le mandat exclusif engage davantage l’agence, ce qui peut favoriser un meilleur investissement dans la commercialisation. À vous de peser le pour et le contre selon votre situation.
Une agence locale peut-elle avoir autant de moyens marketing ?
Les moyens marketing dépendent moins de la structure que du budget alloué par bien. Une agence locale qui investit dans des photos professionnelles, une visite virtuelle et une diffusion multicanal peut être aussi efficace qu’un réseau. Demandez concrètement ce qui est inclus dans le mandat avant de signer.
La prochaine étape pour vous : Plutôt que de choisir entre « local » ou « national », identifiez les deux ou trois agents les plus actifs dans votre quartier précis, quelle que soit leur enseigne. Demandez-leur des estimations, posez les huit questions de la checklist, et comparez leurs réponses.
La vraie question à vous poser maintenant : quel agent sera disponible pour organiser des visites cette semaine si un acheteur se présente demain ?